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Qui suis je ?
 
Il faut résister contre cette dégradation de la dernière beauté de la terre et de l'idée que l'homme se fait des lieux qu'il habite.
Est-ce que nous ne sommes plus capables de respecter la nature, la liberté vivante, qui n'a pas de rendement, pas d'utilité, pas d'autre objet que de se laisser entrevoir de temps en temps ?

Romain Gary, Les Racines du Ciel


Quantité/qualité:

Notre civilisation est à certains égards inhumaine, profondément inhumaine, parce qu'elle a opté pour le plus contre le mieux, c'est à dire pour la quantité plutôt que la qualité. On pourrait aussi dire pour l'avoir plutôt que l'être. Cela donne des hommes vides aux mains pleines...

Univers:

Il faudrait que les hommes acquièrent le sentiment de l'unité des choses et des êtres. Qu'ils sachent qu'ils font partie de la nature au sens large du mot.Et nous faisons partie de l'univers.Ce sont des cercles différents bien sûr mais c'est la même choses tout cela, d'un bout à l'autre (...) Cette nouvelle morale du respect de la vie devrait nous permettre de découvrir la profonde unité du monde vivant, la solidarité des choses et des êtres.

Théodore Monod, Dictionnaire Humaniste et Pacifiste.

 

JM Pelt :

nous ne sommes plus dans un monde de savants, mais dans un monde de techniciens. On a beau évoquer les innombrables associations qui enseignent la nature aux enfants et qui protègent la nature, ce n’est plus le cœur de notre société. Le cœur de notre société, c’est la technique, les engins. Les jeunes vivent de ça. Ils sont totalement instrumentalisés par un pouvoir économique qui en tire le plus grand profit et les rend hermétiques à ce qui n’est pas techno. Enlevez-leur les portables, les MP3, les play-stations, les casques sur les oreilles... vous allez voir une dépression effroyable s’abattre sur la jeunesse. Le lien à la nature est beaucoup, beaucoup plus lointain. On ne pourrait plus se passer de la technique. On ne se pose pas la question de savoir si on pourrait se passer de la nature : elle n’est plus là. Evidemment, si elle disparaissait réellement, nous serions morts. Mais nos enfants ne le ressentent pas. Il se trouve que moi, j’ai été élevé dans une ferme de l’Auvergne profonde, pendant la guerre, totalement immergé dans la nature. Cela m’a donné un sentiment d’équilibre profond. Ce furent, de loin, les années les plus heureuses de mon existence. Quand je gardais les vaches, quand j’allais glaner pour les poules... L’idée qu’il m’en reste tient en deux mots : « équilibre joyeux ». Je ne suis pas étonné que certaines personnes se sortent de la dépression en jardinant. Le lien à la nature est un lien qui construit la psyché humaine. C’est un lien très fort, sans doute parce que notre corps, c’est aussi la nature. Mais nous en avons complètement perdu le sentiment. Beaucoup de mal-être tient à cette perte. C’est quelque chose qu’il faut redécouvrir d’urgence, si nous ne voulons pas aller dans le mur.

C’est dans ce lien-là qu’on découvre le lien supérieur, avec la totalité, en agnostique ou en croyant, peu importe.

 
mésange à Seyne
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Mouflons
sur l'étang
 
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cerise - vermillon
nov 2010